Sabine Vandermouten.
Artiste peintre à Caux, près de Pézenas.
Sabine Vandermouten est une artiste peintre et créatrice autodidacte installée à Caux (Hérault), près de Pézenas. Son travail s’inscrit dans la peinture contemporaine et l’art moderne : figuratif et abstrait se croisent à travers plusieurs séries récurrentes (voiliers, nocturnes, visages, marines méditerranéennes, nus féminins, scènes symboliques), avec une attention particulière à la matière, aux couches et à l’empâtement. Techniques : acrylique sur toile principalement, parfois huile sur toile, encre sur papier et techniques mixtes. Chaque tableau est une œuvre originale, pièce unique signée, visible dans les expositions en cours et à la galerie d’art de Pézenas. Reconnue sur le marché de l’art, Sabine est membre de la Fondation Taylor et bénéficie d’une cotation Akoun.
Depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours eu beaucoup de plaisir à dessiner. Dès que je voyais des crayons, il fallait que je dessine. C’était plus fort que moi. J’attrapais n’importe quel feutre ou crayon de couleur et je me mettais inévitablement à dessiner. Hélas, mon père me destinait à une autre carrière, « une carrière de fille », comme il disait. Ma mère était partie depuis bien longtemps et pour mon père, le dessin n’était pas un métier.
Mon enfance très difficile, avec des placements de famille en famille, m’a permis d’acquérir une certaine force pour combattre et une envie de reconnaissance qui aujourd’hui aiguise mon désir de vivre, de travailler la peinture et d’exposer. Je suis passée de petits boulots en petits boulots. En particulier, j’ai beaucoup travaillé avec des personnes âgées, pour lesquelles j’ai une grande tendresse. Puis, j’ai été fleuriste et je faisais beaucoup de créations sur des objets avec des fleurs séchées.
Au tournant de la cinquantaine, alors que je cherchais de la décoration pour ma maison et que je ne parvenais pas à trouver ce que je cherchais, je me suis mise à peindre. Je m’inspirais de ce que je voyais, parfois je faisais des copies. C’est ainsi que j’ai pu enfin commencer à réaliser mon rêve.
« Je me réveille la nuit, j’ai un besoin ardent de mettre les mains dans la matière : peinture et pinceaux. »
Jusqu’ici, peindre ou dessiner avait toujours été un interdit pour moi, et je m’étais autocensurée, comme murée dans la condamnation de mon art par mon père. Puis, mes obligations familiales ont fait que je n’ai pas eu le temps dont j’avais besoin. C’est seulement une dizaine d’années plus tard qu’une rencontre, qui me fera prendre confiance, m’a fait reprendre les pinceaux.
Je peignais de petites choses et, parallèlement, je fabriquais des lampes que je vendais à droite et à gauche. Je ne me sentais pas capable de vendre mes toiles. Cette personne m’a conseillé de cesser les lampes et de poursuivre dans la peinture, pour laquelle j’avais manifestement plus de talent. Très vite, c’est devenu une obsession.
Dans ma maison, il y a de la peinture partout, sur les sols, sur les murs et dans chaque tiroir, et j’aime cette matière débordante de vie. Et les milliers d’admirateurs de ma peinture sur le net me nourrissent et me réchauffent le cœur.
Détail qu’on voit rarement : je monte mes toiles à la main. J’achète les châssis (les cadres en bois qui structurent la toile), je choisis la toile selon le projet (coton plus souple pour l’acrylique, lin plus dense pour l’huile), puis je l’étends moi-même sur le châssis, j’ajuste la tension et je fixe les bords. C’est un travail d’atelier que beaucoup de peintres délèguent à des fournisseurs de toiles déjà montées. Le faire soi-même est plus long, mais permet de choisir précisément le grain pour chaque projet, d’ajuster la tension au geste prévu (très tendu pour les acryliques précis, plus souple pour les empâtements) et de garantir la qualité du support dans la durée. C’est une part artisanale du travail, invisible à l’arrivée, mais qui change ma relation à la peinture.
Ma peinture est un mélange de figuratif et d’abstrait. J’ai quelques thèmes de prédilection : les nus féminins, les images enfantines façon Miró, les visages. Et j’ai plein d’autres projets, dont certains plus subversifs…
Sabine en mouvement.
Timelapses de toiles en cours, reportages d'expositions, échanges en atelier, la chaîne YouTube de Sabine permet d'entrer dans son univers de travail.
Où Sabine a été exposée.
Expositions par année.
Reconnaissances par les pairs.
- 2023Prix d'excellence, catégorie peinture Salon National d'Arts Plastiques de Florensac, Hérault
Distinction décernée par le jury du Salon National de Florensac (34510), l'un des salons régionaux historiques de l'Hérault.
Lire le journal de l'atelier.
Articles longs sur les séries, les techniques, le parcours d'autodidacte et les lieux d'exposition. Pour comprendre ce que les toiles ne disent pas seules.
- Devenir peintre autodidacte au tournant de la cinquantaine Petits boulots, fleuriste, soins aux personnes âgées, puis la peinture.
- Peindre à Pézenas, dans l'Hérault, la géographie d'une œuvre Caux, la vallée de l'Hérault, Pézenas. Le sol et la lumière d'un travail.
- Figuratif et abstrait, tenir les deux langues Pourquoi Voiliers, Visages, Abstrait, Encres coexistent sans se contredire.
- La Boutique de Sabine à Pézenas (et l'Hôtel des Barons) L'adresse de référence où voir les toiles chaque saison.