Un territoire à arpenter, pinceau à la main.
Les Visages sont peut-être le cœur du travail de Sabine. Mi-figuratif, mi-abstrait, ils naissent comme des présences imaginées, pas des portraits, des rencontres. Acrylique en aplats généreux, regards habités, traits parfois affirmés au pinceau libre.
La collection Visages, en détail.
La particularité de la série Visages : Sabine ne peint pas d'après modèle. Aucun de ces visages n'a existé. Ce sont des visages composites qui émergent de la peinture sans qu'un visage réel les précède. Ce qui en sort, paradoxalement, est très présent, précisément parce qu'aucune ressemblance ne fixe la lecture.
L'influence revendiquée est Joan Miró, période 1940-1950, pas le Miró tardif des grandes abstractions, mais le Miró des Constellations et des figures simplifiées, où l'enfance affleure dans la manière plus que dans le sujet. Quand Sabine peint un visage d'enfant, ce n'est jamais un portrait d'enfant : c'est la trace de l'enfance comme mode d'expression.
La série croise les Nus dans une autre forme, étude de la présence du corps. Techniquement : acrylique sur toile de coton, parfois lavis d'encre en finition pour les visages les plus récents.